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Sécurité et cybersécurité pour les journalistes tunisiens

18.04.2020

                         Sécurité et cybersécurité pour les journalistes tunisiens

 

Pas moins de 150 cas recensés, c’est en moyenne le nombre annuel d’agressions et d’attaques à l’encontre des journalistes en Tunisie. Pour la période d’octobre 2017 à novembre 2018, 194 journalistes ont été victimes de 136 agressions et attaques selon l’unité de monitoring du Centre national pour la sécurité des journalistes du SNJT. Pour les années 2011-2015, le SNJT a répertorié 450 agressions à l’encontre de journalistes.

Dans le rapport annuel 2018 de l’unité de monitoring du SNJT, il apparaît que les journalistes de terrain et parmi eux les photographes sont les plus ciblés par ces attaques, avec au moins 100 victimes. La tendance reste la même pour 2019 (220 journalistes agressés), avec notamment 79 cas relevés au cours du processus électoral, d’août à octobre. Les attaques connaissent parfois une légère baisse pendant deux ou trois mois consécutifs, mais, d’une façon générale, les journalistes tunisiens se trouvent de plus en plus menacés et attaqués.

Les types d’agressions répertoriés varient entre harcèlements verbaux, attaques physiques, menaces publiques et poursuites judiciaires sur la base de leurs opinions, leur travail d’investigation ou même pour la prise des photos dans des endroits publics ne nécessitant pourtant pas d’autorisation préalable.

De novembre 2018 à novembre 2019, la répartition géographique des agressions montre que près d’un tiers (88 sur 220) a eu lieu sur le « Grand Tunis ». Cela n’empêche pas d’observer des agressions qualifiées comme graves (attaques physiques et poursuites judiciaires) à l’encontre des journalistes dans plusieurs régions, à Sfax, Gafsa et Beja en l’occurrence.>p/>