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51ème session du festival international de Douz

21.12.2018

Les festivités aux portes du Sahara

Douz vit au rythme de la 51e session du Festival international du Sahara qui aura lieu jusqu’au 23 décembre. Au programme : activités et spectacles ancrés davantage sur les spécificités de cette région du sud de la Tunisie, qui résiste face aux aléas du temps.

Ce festival a pour principal objectif de valoriser le patrimoine de Douz, destination à vocation touristique qui rebondit en drainant timidement mais sûrement de nombreux visiteurs étrangers. En présence du ministre des Affaires culturelles et de la Défense du patrimoine, M. Mohamed Zine El Abidine, les festivités ont commencé dans la matinée du 20 décembre et les organisateurs, sur place, ont géré d’emblée la logistique et l’organisation.

Les festivités ont vu le jour dans les rues pour commencer, à la place des arts «Souk Douz», plus précisément. Une cérémonie d’accueil en présence des festivaliers a eu lieu, sous les rythmes des diverses troupes d’arts populaires et de majorettes. Une exhibition de méharis et cavaliers a également eu lieu. A proximité, la maison des jeunes de Douz a été mise à la disposition de l’équipe organisationnelle : cette dernière y a animé une campagne de sécurité routière.

PAMT-Formation-production-Douz

La deuxième maison de la culture de la ville, celle de «M’himed El Marzougui», a abrité les activités à caractère poétique et artistique de la programmation : une compétition de poésie et 3 expositions ont été ouvertes : la toute première est une expo–photo, la 2e a pour thématique le «Festival de Douz aux yeux de la presse écrite» et la 3e a mis en relief «les plantes médicinales» propres à la région.

D’autres espaces sont mis à la disposition des participants comme «l’ancienne école des sourds» qui a ouvert ses portes à l’aspect artisanal et culinaire et le «Musée du Sahara» qui a servi de point de vente et d’exposition des dattes. Une 2e place, publique, celle de Hnich, a vu défiler spectacles folkloriques, exhibition des différentes scènes de la vie saharienne, mariage traditionnel, jeux-concours et «Medawri»… Le ténor Lotfi Bouchnak s’est emparé de la scène dans la soirée du 20 décembre.

Un concours de beauté de chiens de chasse «Slougui» se déroulera à «La place des arts» le 2e jour, et une autre maison des jeunes Zaâfrane, située aux environs, présentera des tableaux folkloriques des troupes issues de différents pays. Une pièce de théâtre pour enfants se passera ensuite à la maison de théâtre de Douz. Courses de chevaux et de méharis et mariages traditionnels, rythmeront la 2e journée avant de céder la scène en musique à «Essamour». Un concours de «beauté de chevaux», un cirque, l’animation des rues au centre-ville d’El Golaa et la pièce de théâtre «Lahib errouh» marqueront la 3e journée. Une chasse au Slougui, un marathon international de méharis et de charmeurs de reptiles précéderont la soirée de clôture prévue pour le 23 décembre, dans un hôtel de la région.

Ce festival, dont le budget est estimé à 390 mille dinars, stimulera le tourisme intérieur du pays, concentré au sud. Les hôtels et les centres d’hébergements sont au complet, selon le porte-parole du festival, M. Bachir Bachtouli. Des touristes européens et maghrébins seront présents bien plus que les 5 dernières années, toujours selon lui. Des journalistes, notamment du PAMT (Programme d’appui aux médias en Tunisie), déjà installés sur place, sont aux aguets d’avance. Cette édition est un retour aux valeurs ancestrales et une vitrine pour «ces templiers des traditions locales».