Vous êtes ici

Résistance héroïque d’un homme

21.12.2018

         Silence, nous sommes au Sahara !

"Ce travail a été réalisé par khouloud Amraoui, une des 14 journalistes prenant part à une session de formation-production organisée par le Programme d'Appui aux Médias en Tunisie (PAMT/ MEDIA UP), à l'occasion du Festival international du Sahara de Douz (20-23 décembre 2018)."

PAMT-Formation-Portrait

Virée aux abords du Sahara, à une quinzaine de kilomètres de Douz, en compagnie de Amor Sanhouri, guide touristique. On ne tombe pas tous les jours sur un jeune homme brave, talentueux et fidèle à son métier. Amor Sanhouri, 34 ans, réside à Douz. Il est passionné par son travail, qu’il exerce depuis vingt ans. Nous l’avons rencontré par pur hasard, entre dunes austères et palmeraies verdoyantes.

«On part au Sahara pour oublier le monde, dit-il, le sourire plein la frimousse, pour se déconnecter, déstresser. Avec ses dunes douces de sable fin, le Sahara tunisien regorge de somptueux paysages qui séduisent les touristes. Ils affluent de partout pour découvrir la beauté de la région et vivre des moments insolites et excitants ».

Il avoue son grand amour pour le désert, mais aussi pour le sport mécanique. « J’y ai connu le vrai sens de la patience », révèle-t-il. Sa passion a eu raison des entraves du Sahara, caractérisé par la dureté de la nature et le changement brutal du climat. Et pour cause, il arrive que les dunes de sables y deviennent brusquement mouvantes.

Omar a eu l’insigne honneur d’être désigné ambassadeur du tourisme saharien plusieurs années durant. Il est sans doute l'un des ambassadeurs les plus brillants du tourisme saharien. Même en cas de secours en plein Sahara, le sourire du jeune homme reste affiché en permanence sur son visage. Sans hésitation et avec beaucoup de confiance, il nous a confié qu’il défend farouchement son secteur. Il le voit autrement : « Les touristes qui viennent à Douz recherchent particulièrement l’aventure. Le tourisme saharien est une embellie salvatrice. Nos responsables ont mal compris ce secteur. Il ne suffit pas de passer une nuitée à Douz. Il y a des randonnées, des expéditions en dromadaire, en camion… Le sud tunisien est l’une des destinations prisées des touristes locaux et étrangers durant les vacances scolaires et celles de fin d’année », a-t-il ajouté en espérant que les choses se porteront mieux.

Finalement, notre guide n’a pas raté l’occasion de nous parler du site Elborma-Borj Khadhra, fermé depuis l’année 2009 par les autorités suite à l’égarement de touristes russes en plein sahara. Amor, exhorte le gouvernement à rouvrir le site qui, à l’en croire « sera une source de flux touristiques inédits ».